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Auteurs N - Page 4

  • NURY/BRÜNO : ANGOLA. DANS LA CAGE A SUEE.

    Capture d’écran 2015-09-14 à 23.04.28.pngAngola c’est un nom aux consonances inquiétantes qui désigne la prison d’état de la Louisiane et qui demeure l’un des établissements les plus emblématiques de l’univers carcéral tout comme les sinistres pénitenciers d’Alcatraz ou de Sing Sing. Ancienne plantation de canne à sucre, située au bord du Mississipi elle est rapidement devenue une ferme pénitentiaire qui continue aujourd’hui encore à accueillir des prisonniers condamnés aux travaux forcés. C’est dans ce cadre hors du commun que l’on retrouve Tyler Cross personnage désormais culte du 9ème art  qui s’impose avec deux albums seulement, comme l’une des nouvelles  grandes séries de la bande dessinée.

     

    C’est à l’isolement, plus communément appelé cage à suée, que Tyler Cross prend la peine de revenir sur le braquage foireux qui l’a conduit à purger une peine de 20 ans à la ferme pénitentiaire d’Angola. Il a eu plus de chance que son complice Neville descendu par les flics. Mais c’est à la belle et sulfureuse  Iris qu’il pense alors qu’elle s’est enfuie sans l’attendre avec le butin qu’elle doit remettre au bijoutier aussi foireux qu’endetté qui a organisé le braquage. S’échapper d’une prison où toutes les tentatives d’évasions ont échouées c’est aussi à cela que songe Tyler Cross afin de récupérer le butin. Mais avant toute chose il devra s’employer à déjouer les combines du gros Carmine, mafieux obèse qui a mis un contrat sur sa tête. Angola c’est loin d’être un camps de vacances et Tyler Cross n’a pas l’intention de s’y attarder plus que de raison.

     

    Dans ce second opus des aventures de Tyler Cross, Nury et Brüno puisent, avec une véritable jubilation, dans le vivier de références lié au monde pénitentiaire. Luke la Main Froide, Brubacker et Les Evadés, ce sont quelques un des films auxquels on pense lorsque l’on s’immerge dans ce magnifique second album qui rend également un hommage appuyé à l’univers de James Lee Burke. Le scénario est solide et n’évite aucun cliché, bien au contraire. C’est ce qui fait le charme de cette bande dessinée où l’on retrouve avec un certain plaisir tous les archétypes des intrigues carcérales à l’exemple du gardien chef sadique et de sa femme frivole, des rivalités sanglantes entre détenus, des sévices infligés aux détenus et bien évidemment de l’évasion dans les bayous qui reste l’un des plus beaux passages au niveau graphique. Il faut avouer que l’on est complètement séduit par le dessin de Brüno et le découpage de scènes extrêmement bien élaborées qui mettent en exergue des actions saisissantes. Le succès de la série réside dans cette alliance du trait « naïf » de Brüno conjuguée à la violence crue de l’histoire élaborée par Nury avec une mise en couleur tout simplement somptueuse.

     

    Avec Angola, c’est également de manière très subtile que Nury met en lumière tout le système de « management » d’une prison avec une déclinaison comptable qui fait froid dans le dos. On découvre ainsi tout un système d’exploitation des prisonniers, de corruptions et de détournements en tout genre au profit de la mafia locale de la Nouvelle-Orléans.

     

    En deux épisodes Tyler Cross, personnage amoral par excellence, devient l’une des séries les plus emblématiques de la BD faisant honneur à l’univers du polar et du roman noir.  

     

    Tyler Cross – Angola. Dessin Brüno /Scénario Fabien Nury / Couleurs Laurence Croix. Editions Dargaud 2015. 

    A lire en écoutant : Cross Road Blues de Robert Johnson. Album : Robert Johnson The Complete Recordings. Sony Music Entertainment 1990.

  • Jo Nesbo : Police. La fuite en avant !

    Jo Nesbo, harry hole, police, serie noire, gallimardLa mondialisation et la surenchère sont les deux phénomènes qui desservent bien trop souvent le thriller qui devient un genre de plus en plus dévoyé par les impératifs commerciaux du nombre d’exemplaires vendus. On ne se préoccupe plus de la qualité de l’histoire ou de l’écriture qui devient d’ailleurs de plus en plus standardisée pour le confort du lecteur qui n’aura plus d’effort à faire pour intégrer le style particulier des auteurs. On lit le même livre … encore et encore … Bien souvent, l’auteur piégé dans la spirale du volume de tirages de son œuvre, se croit contraint d’inventer des histoires de plus en plus ahurissantes pour continuer à capter son lectorat. C’est encore pire avec le techno-thriller où certains écrivains (Thilliez – Crichton) vont même jusqu’à prétendre que leurs élucubrations sont tirées de faits réels ou d’observations scientifiques avérées.

     

    J’avais soulevé cette problématique du thriller avec Kaïken de Jean-Christophe Grangé que vous retrouverez ici. Mais il est bien évidemment loin d’être le seul. L’exemple le plus dramatique on le constate avec l’œuvre de Thomas Harris qui avait tout d’abord publié l’excellent Dragon Rouge où l’on découvrait dans un rôle secondaire le fameux Dr Hannibal Lecter suivit du très convaincant Silence des Agneaux. Mais il faudra bien admettre que Hannibal et Hannibal, les Origines du mal malgré leurs records de vente se sont révélés être des livres absolument grotesques  nous révélant un Hannibal Lecter en couple avec Clarice Sterling où avoir été, dans sa jeunesse, un « gentil » serial killer. Soyons sérieux !

     

    Avec Police, dernier opus de la série Harry Hole, nous sommes confrontés au même problème. Nous retrouvons notre héros bien en vie alors qu’il avait été laissé pour mort à la fin du très médiocre Fantôme qui résonne comme un artifice plus que douteux pour maintenir un lectorat en haleine. Parce que quand même, de vous à moi, on pouvait bien se douter que l’auteur n’allait pas laisser périr ainsi son personnage fétiche.

     

    Un cadavre est découvert dans une forêt en bordure d’Oslo. Il s’agit d’un policier assassiné sur les lieux d’un crime qui n’a jamais été résolu. Une série de crimes similaires décimant les forces de police va contraindre Harry Hole, retiré comme enseignant à l’école de police, à reprendre du service pour traquer ce tueur mystérieux.

     

    Dans ce récit, Jo Nesbo usera et abusera des artifices narratifs pour que le lecteur puisse tourner les pages en se demandant par exemple qui est le mystérieux personnage plongé dans un coma artificiel et maintenu sous surveillance policière. Mais si l’on a, tant soit peu, une étincelle de lucidité on pourra bien deviner qu’il ne s’agit pas du personnage principal tout comme l’on se doutera bien que la cérémonie finale n’est pas celle que l’auteur entend nous faire croire, ceci sur plusieurs dizaines de pages. Hormis cela, il y a cette manie abbérante qui consiste à équiper un serial killer particulièrement retord avec un matériel que l’on peinerait à faire entrer dans un semi-remorque mais que le type trimbale d’un bout à l’autre de la ville sans que cela pose le moindre problème. J’exagère un peu, mais à peine. Par contre je n’exagère pas en évoquant cet épisode plus que douteux (voir sexiste) où une inspectrice doit se triturer les seins, ceci sans contrainte, pour que le pervers qu’elle interroge lui livre des informations ! Rien que ça ! Ces mêmes informations virent à la farce en expliquant ainsi l’évasion rocambolesque d’un prisonnier qui en tue un autre et le planque durant trois jours dans une malle sans que personne dans la prison ne se rende compte de rien. Franchement !

     

    Ce ne sont là que quelques exemples et la liste est loin d’être exhaustive. Je passe sur le tueur qui n'est pas celui que l'on croit mais qui reste quand même un tueur, le conflit entre le personnage principal et le chef de la police qui commandite des meurtres avec l'appui d'une conseillère administrative perverse, le flic homophobe amoureux de son chef et le final rocambolesque qui nous contraindra tout de même à nous demander si l'auteur ne nous prend pas pour des abrutis.

     

    On aurait pu au moins s’attendre à une description particulièrement intéressante de l’institution policière comme le promettait le titre du roman, mais toute la thématique est galvaudée par des poncifs et des raccourcis qui frisent la caricature. Schémas simplistes, flics stéréotypés c’est tout ce que vous trouverez dans ce roman.

    Il nous reste à analyser les relations qu’entretiennent Harry Hole, Rakel, (la femme qu’il aime) et Oleg, (le fils de cette dernière) qui virent à la farce.  On va nous faire croire que Harry Hole a pardonné son beau-fils d’avoir tenté de l’abattre de trois balles sans d’ailleurs que Rakel ne soit au courant. Une bonne petite cure de désintoxication pour le gamin et c’est reparti pour Oleg et Harry Hole qui s’adorent à nouveau comme si rien ne s’était passé. Un petit mariage pour conclure ce récit et on oubliera rapidement ce piètre épisode de la série. Mais tout cela n’est pas possible puisque plusieurs aspects de l’histoire restent encore en suspens et trouveront  leurs conclusions dans un prochain épisode (il faut bien entretenir la poule aux oeufs d'or) ce qui contraindra les pauvres lecteurs que nous sommes à se remémorer les divagations d’un auteur qui se révèle de plus en plus décevant au fur et à mesure de sa notoriété grandissante.

     

     

    Jo Nesbo : Police. Editions Gallimard/Série Noire 2014. Traduit du norvégien par Alain Gnaedig.

    A lire en écoutant : Whispering d’Alex Clare. Album : The Lateness of the Hour. Universal Island Records 2011.

     

  • NURY/BRÜNO : TYLER CROSS. LÀ OÙ FINISSENT LES FLEUVES.

    Capture d’écran 2014-02-12 à 17.22.32.pngUn braquage de came qui tourne au carnage. Une échappée dans le désert pour un truand qui trouve refuge dans un bled paumé aux mains d’une famille de tarés congénitale. Un règlement de compte sanglant dans un train bourré de mafieux. Une histoire digne des meilleurs films de Peckinpah ou des meilleurs scénarios de Jim Thompson ou Donald Westlake, c’est ce que vous allez découvrir avec Tyler Cross, grande découverte du 9ème art de Brüno et Nury.

     

    Digne successeur de Parker, Tyler Cross balade sa froide carcasse anguleuse dans ce scénario de Nury qui prend vie avec le dessin de Brüno pour donner une bande dessinée époustouflante qui reprend avec brio tous les archétypes du roman noir abordant la thématique du braqueur solitaire et sans pitié. Malgré cela on entrevoit au tréfonds de l’âme de ce personnage énigmatique un semblant d’humanité dans cet instant sublime où Tyler Cross se sépare de sa belle complice CJ Harper. Un mélange de cruauté et de romantisme qui frise la perfection avec un hommage appuyé à Robin Cook et James Ellroy comme Nury l’explique ici en commentant l’une des plus belle page de l’ouvrage.

     

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    Que l’on ne s’y trompe pas le dessin stylisé, presque naïf, de Brüno ne sert qu’à mettre d’avantage en relief la noirceur, la cruauté et la duplicité des personnages qui jalonnent le récit. La BD n’est d’ailleurs pas à mettre entre les mains de lecteurs trop jeunes. On oscille entre humour noir et violence crue au gré des planches dont le découpage n’est qu’une longue référence cinématographique aux meilleurs films du genre.

     

    Bien sûr on pourrait reprocher d’avoir lu ou revu mille et une fois cette même histoire de braquage foireux qui tourne à la confrontation sanglante. Mais c’est sans compter la maîtrise scénaristique de Nury qui parvient avec un fulgurance inouïe à nous transporter d’un bout à l’autre de son récit sans que l’on aie le temps de prendre conscience de quoique ce soit tant cette histoire trépidante vous secoue vos neurones qui n’auront donc pas le loisir de restituer la moindre analyse critique cohérente durant la lecture.

     

    Bref, Tyler Cross c’est une BD qui a du punch et qui vous coupe le souffle comme le direct d’un boxeur. Il n’y a rien d’autre à en dire.

     

    Dessin : Brüno / Scénario : Fabien Nury / Couleurs : Laurence Croix : Tyler Cross. Editions Dargaud 2014.

    A lire en écoutant : Back to Black. Amy Winehouse. Album : Back to Black. Island Records 2006.

  • Jo Nesbo : Fantôme. Les héros sont fatigués.

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    Avec "Fantôme", dernier opus des enquêtes de Harry Hole, Jo Nesbo est peut-être en train de nous faire la démonstration d’une équation littéraire qui consiste à dire que plus grand est le nombre de lecteur plus médiocre est le récit. C’est probablement pour satisfaire ce lectorat grandissant que l’on observe une certain conformisme déjà décelable avec le « Bonhomme de Neige » et confirmé avec le « Léopard »  et si l’on  analyse plus finement  la série Harry Hole, on peut mettre ce déclin en corrélation avec le final de l’arche narrative qui reliait les romans précédents jusqu’à sa conclusion dans les dernières pages du « Sauveur ». Avec la disparition de plusieurs protagonistes c’est un peu comme si l’on enlevait du relief au personnage principal qui devient désormais un énième flic alcoolique en quête de rédemption et les artifices opérés par l’auteur n’y changent désormais pas grand chose.

     

    Il faut bien le dire, Harry Hole, n’a jamais été un personnage très riche et très épais dans les trames narratives de Jo Nesbo. C’était les situations et les personnages secondaires qui animaient l’inspecteur dont la vie personnelle paraissait quelque peu vide de sens hormis sa relation avec Rakel.

     

    C’est d’ailleurs sur la base de cette relation fluctuante que Harry Hole, retourne à Oslo pour aider le jeune Oleg, fils de Rakel, qui outre ses problèmes de drogue est accusé d’avoir assasiné un de ses condisciples d’infortunes. En apportant son aide, Harry Hole, met à jour un dangereux réseau de trafiquants conduit par un mystérieux Dubaï, sorte de « Keyser Söze » du crime organisé qui apparaît au moment où est mis sur le marché une nouvelle drogue de synthèse qui déferle sur la capitale norvégienne. Guerre de gangs, corruptions et filières mafieuses, c’est tout cela que va devoir affronter Harry Hole qui se contraint de se surpasser pour parvenir à sauver Oleg.

    Ce ne sont pas les quelques rebondissements émaillant l’histoire de quelques artifices qui parviendront à nourrir ce récit archi convenu où les différents acteurs apparaissent dans des rôles stéréotypés. L’auteur est désormais tourné vers l’intrigue au détriment de la description social dans laquelle évoluent les personnages et c’était pourtant ce qui donnait tout son sel aux précédents romans, comme « Rouge-Gorge »,  « Rue Sans-Souçi » où « L’Homme Chauve-Souri ». Un temps lointain où les livres de Nesbo étaient édités aux éditions Gaïa avant qu’il ne passe chez Gallimard. Mais peut-être est-ce là la rançon du succès qui contraint un auteur à donner toujours plus au lecteur quitte parfois à verser dans le spectaculaire qui vire à l’esbrouffe.

     

    Avec ses travers, "Fantôme", demeure un livre extrèmement bien construit sur le plan narratif qui conviendra parfaitement à l’atmosphère estivale de ces derniers jours et jouera son rôle de best-seller trônant sur les chaises longues alignées au bord des plages et des piscines.

     

    Il ne restera de tout cela que quelques chapitres consacrés à l’agonie de la victime de Oleg qui amènent cette dimension sociale en décrivant les affres des petits trafiquants/consommateurs qui hantent les rues sombres d’Oslo. Le final qui se voudrait percutant, manque finalement de mordant et apparaît, si l’on consulte le site de l’auteur, comme un ultime artifice pour tenter de raviver une série moribonde. Mais n’est pas sir Arthur Conan Doyle qui veut ! Néanmoins, fan de Nesbo de la première heure, je ne désespère pas de retrouver le grand auteur que j’ai apprécié au fil des années.

     

    Jo Nesbo : Fantôme. Editions Série Noire/Gallimard 2013. Traduit du norvégien par Paul Dott.

    A lire en écoutant : Ghostwriter de Headphone. Album : Ghostwriter. 2008 Play It Again Sam (PIAS).

  • Stuart Neville : Collusion. Dans le brasier de la rédemption.

    stuart neville,ireland,collusion,fantôme belfast,rivagesPour aborder Collusion, dernier opus de Stuart Neville, il apparaît absolument nécessaire de lire son premier roman, les Fantômes de Belfast, chroniqué ici, afin de comprendre le déroulement de cette histoire qui se déroule trois mois plus tard en reprenant les mêmes personnages.

     

    Le roi de la pègre Bull O’Keane s’est peu à peu remis de sa confrontation avec le terrible ex tueur de l’IRA Gerry Fegan. Désormais paralysé, il veut éliminer tous les protagonistes qui ont été témoin de sa déchéance. Pour cela, il a engagé un prédateur terrifiant, surnommé le Voyageur qui va accomplir ce terrible travail en traquant notamment la petite Ellen en fuite avec sa mère. De cette manière Bull O’Keane compte bien attirer Gerry Fegan dans les mailles de son filet et accomplir sa vengeance. 

     

    Si une suite des Fantômes de Belfast ne s’avérait pas vraiment utile, on peut saluer l’auteur qui a su mettre au second plan les personnages principaux de son premier roman pour mettre en avant deux nouveaux personnages qui donnent à ce dernier récit toute sa saveur. Nous découvrirons donc, ce policier, Jack Lennon, père de la petite Ellen qu’il a refusé de reconnaître du fait que la mère était protestante. Bourré de remord, il va tout faire, au travers de son enquête pour retrouver et protéger cette fille qu’il n’a jamais connue. C’est à travers lui que s’articule la majeure partie du roman. Pour supplanter un héro terrifiant comme Gerry Fegan, il lui fallait un alter ego absolument abominable comme le Voyageur. Finalement il s’agit du personnage central du livre qui lui donne d’ailleurs toute son amplitude. Un sociopathe de la pire espèce qui n’a absolument aucune considération pour la vie humaine, ne serai-ce que la sienne. Même blessé, il préfère poursuivre ses proies plutôt que de se faire soigner. C’est dans cette vulnérabilité qu’apparaît l’inhumanité de ce psychopathe terrifiant qui occupera une place de choix dans la galerie des méchants qui ont émaillé les pages du polar et du roman noir.

     

    Dans Collusion, Stuart Neville se concentre principalement sur l’histoire de traque pour délaisser l’aspect politique et social de la ville de Belfast ce qui donne beaucoup moins de relief à ce récit qui n’en demeure pas moins extrêmement prenante et c’est la thématique de la rédemption qui prendra tout son sens dans un final flamboyant.

     

    Personnage très discret dans le récit, c’est désormais la jeune Ellen qui amène un petit côté fantastique à ce récit. Néanmoins, l’équilibre entre le fantastique, le roman noir et le thriller est beaucoup plus maîtrisé et font de Collusion un roman extrêmement bien ficelé que vous aurez du mal à lacher.

     

    Stuart Neville : Collusion. Editions Rivages/Thriller 2012. Traduit de l'anglais (Irlande) par Fabienne Duvigneau.

    A lire en écoutant : Theme from Harry’s Game. In a Lifetime / Best of Clannad. BMG UK & Ireland ltd 2003.