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01. Actualité - Page 6

  • Mon Roman ? Noir et Bien Serré ! Un blog sur le polar pour quoi faire ?

     


    Capture d’écran 2015-01-24 à 18.39.26.pngVoilà plus de 4 ans que j’anime ce blog au gré de chroniques que j’aurais souhaitées beaucoup plus nombreuses et de meilleures qualités. Mais les aléas de la vie familiale et professionnelle ne me permettent pas de consacrer d’avantage de temps et croyez bien que je le regrette. Après toutes ces années, il est temps pour moi de faire un petit retour sur cette période passée au moment propice de fin et début d’année où tout le monde semble faire un bilan de l’année écoulée. Rassurez-vous,  je vous ferai grâce du sempiternel listing des dix meilleurs polars ou du nombre de visiteurs qui fréquentent ce blog. Outre l’aspect prétentieux, l’exercice me paraît particulièrement vain, futile et peu objectif au regard de la pléthore de publications qui inonde les librairies.

     

    Par contre il est temps pour moi de me demander quelles sont les raisons qui me poussent à continuer à animer ce blog de polars.

     

    Lecteurs, écrivains, éditeurs et blogueurs.

    La première raison qui me vient à l’esprit c’est bien évidemment les visiteurs qui fréquentent ce blog et plus que leur nombre, c’est lorsque je croise l’un d’entre eux qui me remercie après avoir fait l’acquisition d’un ouvrage suite à la lecture d’une de mes chroniques que j’éprouve une certaine satisfaction. Je dois bien avouer que c’est un instant extrêmement gratifiant qui me pousse à poursuivre la démarche. Le plaisir de partager avec d’autres, des romans que l’on a appréciés doit sans aucun doute être le principal facteur de motivation pour animer un blog. A mon tour donc de remercier toutes ces personnes qui prennent le temps de parcourir ce blog.

     

    Il en va de même pour les quelques auteurs qui se sont donnés la peine de m’écrire un petit message pour me remercier d’avoir chroniqué leur roman. Bien sûr on pourrait considérer cela comme une espèce de manœuvre intéressée, mais je me plais à croire qu’il s’agit plutôt d’un élan spontané qui me touche beaucoup.

     

    En ce qui concerne les éditeurs, je dois avouer que je n’ai que très peu de contact avec eux et j’entends bien à ce que cela continue à demeurer ainsi. Je ne fais que très peu de service de presse (deux sur toute la période écoulée) ce qui me permet de garder une certaine autonomie quant au choix de mes lectures et une totale indépendance d’esprit en payant avec mes propres deniers tous les ouvrages que je critique. Et quand je parcours d’autres blogs, je me demande s’ils sont animés des mêmes valeurs et pour certains d’entre eux, je me demande même s’ils lisent vraiment les ouvrages qu’ils chroniquent.

     

    Mais trêve de médisance, et s’il me faut parler des autres bloggeurs autant mentionner ceux qui m’ont permis de découvrir, tout au long de ces années, des ouvrages particulièrement intéressants. Et sans être exhaustif, je vous recommande de parcourir le site Le Vent Sombre et le blog Encore du Noir qui vous permettront de découvrir des polars et romans noirs qui sauront vous séduire. Les deux animateurs sont des passionnés du genre ! 

     

    Perspectives 2015

    Après 4 ans, c’est finalement l’année 2014 avec deux romans particuliers qui m’incitent à m’orienter vers d’autres horizons en ce qui concerne le polar.

     

    Capture d’écran 2015-01-24 à 18.23.19.pngIl y a tout d’abord le roman du coréen Lee Jyung-Myung Le Garde, le Poète et Le Prisonnier qui restera le grand oublié de cette année. Le talent de cet auteur prouve, s’il en était encore besoin, qu’un polar peut être délicat et subtil tout en offrant son lot de suspense et d’intrigue.

     

    Et puis il y a Clouer l’Ouest de Séverine Chevalier qui n’a pas bénéficiée de la visibilité qu’elle aurait pourtant été en droit de mériter. Autant le dire tout de suite, il s’agit d’un des livre les plus marquant qu’il m’ait été donné de découvrir et qui entre de plain-pied dans le paysage du roman noir français. Séverine Chevalier possède un style et une qualité d’écriture incomparable. La sobriété du texte alliée à la magnificence des mots pour un roman noir à part !Capture d’écran 2015-01-24 à 18.24.00.png

     

    Ce sont donc ces deux ouvrages qui me poussent d’une part à m’intéresser à des romans en provenance d’Asie, d’autre part à mettre en lumière des maisons d’édition plus modestes qui ne bénéficient pas de la même attention des critiques et du public.

     

    Mettre en perspective d’avantage  de romans noirs et de polars de qualité qui sortent des sentiers battus c’est ce que je vais continuer à m’employer de faire tout au long de cette année 2015 pour vous offrir des romans noirs et bien serrés que vous pourrez savourer en toute connaissance de cause.

     

    Mais les auteurs connus, reconnus et « surconnus » auront aussi leur place tout comme les grands détectives et policiers de la BD qui bénéficieront d’un cycle particulier. Le Royaume Uni, l’Allemagne et bien évidemment la Suisse seront également mis en valeur tout au long de cette année que je vous souhaite la plus belle possible.

     

     

  • Le polar, unique alternative pour raviver la morne littérature contemporaine romande.

    Capture d’écran 2014-05-13 à 22.29.05.pngOn pourra considérer ce titre comme étant légèrement provocateur, mais finalement guère plus excessif que la réflexion de Bernard Campiche, directeur de la maison d’édition du même nom qui déclare dans un article de l’Hebdo du 1er mai 2014 en parlant d’un ouvrage de Daniel Abimi : «  Je ne considère pas les livres de Daniel comme des polars. Ils sont trop bien écrits ! ». Certes on pourra rétorquer que les maisons d’éditions romandes cesseront d’être perfusées à coup de subventions, le jour où elles commenceront à s’intéresser non pas uniquement au style de l’auteur mais à l’histoire qu’il raconte, cessant ainsi de publier des livres que personne ne lit ! Ah ! Provoc ! Provoc ! Quand tu nous tiens !

     

    Finalement la déclaration de Bernard Campiche n'est rien d'autre qu'une réflexion désobligeante de plus à ajouter à la longue liste des propos d’une élite littéraire romande qui s’évertue à déconsidérer un genre bien trop populaire à leurs yeux. Un mépris ou une déconsidération qui frise l’hypocrisie au regard du nombre croissant de romans policiers ou romans noirs publiés par des maisons d’éditions romandes qui ne s’étaient, jusqu’à présent,  jamais intéressées au genre mais qui se découvrent un intérêt soudain, bien évidemment sans lien avec les chiffres de vente, pour cet univers.

     


    Cette déconsidération n’est pas l'unique apanage d’une "clique provinciale raffinée" puisqu’on la retrouve à Paris, au sein même d’une maison d’édition comme Gallimard qui a pourtant créé la collection Série Noire. En éditant dans la collection Quarto, l’intégrale de l’œuvre de Chandler on pouvait saluer la démarche, d’autant plus que toutes les traductions étaient révisées. Toutes ? Pas vraiment, puisque la traduction de La Dame du Lac, effectuée par Michelle et Boris Vian a été conservée dans sa version originale. Il ne s’agit pas de critiquer le travail des Vian qui répondait au format de l’époque (nombre de pages limité, coupures des passages trop descriptifs et ajout d’un argot spécifique) mais de démontrer qu'aujourd'hui encore pour une maison d’édition française, entre Chandler et claude mesplède,daniel abimi,campiche,dictionnaire littératures policières,le monde,hors-série polar,gallimard quarto,chandlerVian c’est le travail fantaisiste de ce dernier qui est plus important !

     

    Mais rien n’y fait, le train est en marche et le polar s’impose avec la force d’une lame de fond qui n’a pas fini de submerger le paysage littéraire contemporain. Pour s’y immerger, je ne peux que vous conseiller de vous laisser aller au gré de votre instinct  en parcourant les rayonnages des bibliothèques municipales ou les étals des libraires. Mais pour ceux qui auraient besoin d'une bouée, de repères ou de références je vous recommande de faire l’acquisition du dernier hors-série du journal Le Monde consacré au polar où vous découvrirez un florilège de romans en lien avec les superbes articles consacrés aux diverses thématiques du genre. Et s’il vous faut un seul ouvrage de référence, ça tombe très bien puisqu’il n’en existe qu’un (en fait deux volumes) que l’on surnomme le Mesplède (comme le Larousse ou le Robert) du nom du directeur qui a créé Le Dictionnaire des Littératures Policières. Outre le travail prodigieux que constitue l’élaboration d’un tel dictionnaire, les préfaces de Pennac et Guérif rendent un vibrant hommage à Claude Mesplède qui, depuis plus de 30 ans, voue une passion sans borne à un genre qu’il a su promouvoir au travers des revues, festivals, blogs et anthologies qui font, aujourd’hui encore, références dans le monde du polar. Claude Mesplède c’est un amoureux du polar qui s’évertue à transmettre humblement ses connaissances quasi encyclopédiques et sa passion au plus grand nombre d’entre nous.

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    De Busino à Dürrenmatt vous trouverez dans Le Dictionnaire des Littératures Policières plusieurs auteurs suisses et qui sait, un jour peut-être, découvrira-t-on dans une prochaine mise à jour de cet ouvrage de référence un article consacré à Daniel Abimi premier auteur de polar des éditions Campiche. En attendant ce jour, je me réjouis de découvrir cet écrivain si prometteur dont l’écriture semble être en passe de transcender la littérature policière. Affaire à suivre …

     

     

    Le Monde Hors-Série : Polar, le triomphe du mauvais genre.

    Claude Mesplède : Dictionnaire des Littératures Policières. Editions Joseph K. 2008.

    Raymond Chandler : Les Enquêtes de Philip Marlowe. Editions Quarto Gallimard 2013. Traductions révisées par Cyril Laumonier à l'exception des traductions de B. et M. Vian.

    A lire en écoutant : Des hauts, des bas de Stephan Eicher. Album : Carcassonne. Virgin 1993.

  • LA SCENE DU CRIME DU SALON DU LIVRE A GENEVE

    Capture d’écran 2014-04-30 à 22.37.37.pngContrairement à ce que l’on pourrait penser, je ne fréquente que bien très rarement les festivals célébrant le polar où l’on croise les groupies et spécialistes du genre réunis dans une espèce de communautarisme littéraire. S’auto-congratuler sur l’ampleur du phénomène sans pour autant en faire sa promotion pour qu’il fasse partie intégrante de la littérature du XXIème siècle ne peut que desservir la "cause". En effet, il faudra bien comprendre un jour que le polar n’est définitivement pas un genre à part mais qu’il s’inscrit en première ligne dans le paysage du roman contemporain.

    Au salon du livre à Genève, on ne peut que saluer l’initiative de développer une scène du crime pour parler du polar afin de l’intégrer au cœur de ce festival littéraire. Une résolution salutaire pour autant qu’elle perdure et ne soit donc pas un événement occasionnel qui s’inscrirait dans le cadre de cette ferveur opportuniste que certains éditeurs semblent découvrir avec le polar qui servirait de moyen afin de relancer leur chiffre d’affaire morose dans un secteur en crise.

     

    Aujourd’hui tout le petit monde de l’édition se lance dans le roman policier. C’est extrêmement intéressant pour autant que l’aspect commercial ne l’emporte pas sur la passion. Publier tout et n’importe quoi ne ferait que desservir le roman noir qui reste, aujourd’hui encore, un genre bien trop souvent déconsidéré.

     

    Mais pour l’heure, retrouvons-nous durant 4 journées dans les allées du salon du livre et plus précisément sur la scène du crime pour découvrir le programme chargé et varié d’un genre qui n’a pas fini de faire parler de lui.

    La scène du crime : découvrez le programme

     

     

    Salon du livre et de la presse à Genève. Du 30 avril au 4 mai 2014.

    A lire en écoutant : France Culture de Arnaud-Fleurant Didier. Album : La Reproduction. 2009 SME (France) SAS

  • FRANCOIS GUERIF AUX CINEMAS DU GRUTLI !


    Le temps d’un week-end, du 26 au 27 avril, François Guérif viendra faire un tour du côté de Genève pour présenter 6 films noirs aux cinémas du Grütli.

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    François Guérif je vous en avais parlé ici.

     

    Le talentueux directeur de la prestigieuse maison d’éditions Rivages fera ce qu’il sait faire de mieux, transmettre son amour du polar et du roman noir au travers d’adaptations cinématographiques de fabuleux romans qui figurent dans le catalogue de sa collection à l’exception me semble-t-il du film de Claude Chabrol, l’Inspecteur Lavardin.

     

     

    françois guérif,cinémas grütli,rivages,westlake,woodrell,jim thompson,james lee burkeUne perle noire pour débuter avec Out of the Past qui a été tournée en 1947 par Jacques Tourneur adapté du roman Pendez-moi haut et court de Geoffrey Homes. Des acteurs emblématiques d’une époque révolue : Robert Mitchum et Kirk Douglas.

     

    (Rivages n° 93)

     

     

     

     

    françois guérif,cinémas grütli,rivages,westlake,woodrell,jim thompson,james lee burkeUn saut dans le temps avec Get Carter, grand film britannique des seventies avec Michael Caine qui sert  cette excellente adaptation du livre de Ted Lewis. Sur la couverture du livre édité par Rivages vous reconnaîtrez peut-être Sylvester Stallone qui interpréta le personnage de Carter dans un remake extrêmement mauvais !

    (Rivages n° 119)

     

     

     

     

    Inspecteur Lavardin sera un polar français emblématique des années 80 avec un rôle qui consacra cet immense acteur qu’était Jean Poiret en interprétant un flic facétieux et inquiétant qui bouleversait l’image du flic bourru et sérieux. On découvrait déjà l’inspecteur Lavardin dans Poulet au Vinaigre.

     

    françois guérif,cinémas grütli,rivages,westlake,woodrell,jim thompson,james lee burkeUn roman de Jim Thompson adapté par Donald Westlake voici  Les Arnaqueurs de Stephen Frears qui sera son premier film tourné aux USA en 1990 et qui obtiendra plusieurs nominations aux Oscars sans toutefois décrocher la fameuse statuette. John Cusack, Angelica Huston et Annette Bening forment un trio malsain dans ce film vénéneux que l’on peut considérer (avec les Liaisons Dangereuses) comme le chef-d’œuvre du réalisateur britannique.

    (Rivages n° 58)

     

     

     

    françois guérif,cinémas grütli,rivages,westlake,woodrell,jim thompson,james lee burkeDifficile d’adapter l’œuvre de James Lee Burke tant le texte est riche. Phil Joanou s’y était cassé les dents avec sa médiocre adaptation de Prisonnier du Ciel où Alec Baldwin peinait à convaincre dans son interprétation du fameux détective Dave Robichaux. C’est en 2009 que Bertrand Tavernier s’attaque au chef-d’œuvre de James Lee Burke, Dans la Brume Electrique avec les Morts Confédérés. Le réalisateur qui avait déjà adapté un ouvrage de Jim Thompson (Pop. 1275/Coup de Torchon) s’en est plus que bien tiré en confiant le rôle du fameux lieutenant à un très convainquant Tommy Lee Jones. Dans la Brume Electrique est une des très belles réussites récentes du réalisateur français. Le tournage fut difficile et vous trouverez ses confidences dans l’ouvrage Pas à Pas dans la Brume Electrique, aux éditions Flammarion.

    (Rivages n° 314)

     

    françois guérif,cinémas grütli,rivages,westlake,woodrell,jim thompson,james lee burkeEt pour finir il faudra découvrir Winter's Bones de Debra Granik adapté du magnifique roman de Daniel Woodrell qui est un des grands auteurs méconnus de l’édition Rivages. L’histoire âpre et prenante a été chroniquée ici. A découvrir absolument !

    (Rivages n° 803)

     

     

     

     

    Capture d’écran 2014-04-26 à 00.14.46.pngCapture d’écran 2014-04-26 à 00.15.06.png

     

    Bref vous l’aurez compris vous aurez l’occasion de voir ou revoir six grands films noirs présentés par l’un des plus grand passeur du genre qui déclinera aux travers de milliers d’anecdotes sa passion d’un genre encore bien trop souvent décrié. François Guérif aux Cinémas du Grütli : Une rencontre à ne pas manquer !

     

     

     (photos extraites du site : http://www.cinemas-du-grutli.ch)

     

    Un week-end autour du polar …. Avec François Guérif. Les Cinémas du Grütli, le 26 & 27 avril 2014.

    A lire en écoutant : Arsenic Blues (Les cinq Dernières Minutes) de Marc Lanjean interprété par l'orchestre de l'ORTF.

  • DIX POLARS MARQUANTS !

    A l’heure des bilans de fin d’année, il est toujours de bon aloi de livrer une liste des meilleurs romans de l’année qui susciteront moult discussions stériles qui n’apporteront finalement pas grand-chose à l’édifice, particulièrement lorsque l’on constate que parmi les ouvrages sélectionnés il y a de nombreuses rééditions comme Jim Thompson ou Harry Crews. De plus, n’étant pas collé à l’actualité littéraire, je ne saurais vous livrer une liste pertinente des nombreux ouvrages qui sortent chaque année. Par contre, je me livre à ce petit exercice que l’on m’a proposé il y a de cela quelques semaines et qui consiste à lister dix livres qui vous ont marqué pour une raison ou une autre. Pour l’occasion, j’ai modifié la règle en énumérant dix polars.

     

     

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    Lune sanglante de James Ellroy

    Editions Rivages/noir 1984

    C’est avec ce livre que j’ai découvert l’univers d’Ellroy qui n’avait pas encore acquis la notoriété qu’il a aujourd’hui. Un livre dantesque qui sortait vraiment de l’ordinaire à l’époque avec ce personnage atypique du sergent Llyod Hopkins. Un verbe cru, une ballade sanglante dans l’enfer urbain de Los Angeles. Pour moi cela restera le meilleur Ellroy car il est encore emprunt de la spontanéité d'un génie débutant.

     

     


    Capture d’écran 2014-01-14 à 19.20.47.pngDouble assassinat dans la rue Morgue de Edgard Alan Poe

    Editions de la Pleiade 1932

    Avec le Chevalier Auguste Dupin, voici le premier détective privé que j’ai découvert, bien avant le fameux Sherlock Holmes. Un personnage atypique pour une histoire qui l’est tout autant. Si Holmes se repose essentiellement sur ses facultés d’observation, Dupin lui se fie à son esprit d’analyse pour résoudre ses enquêtes. Ambiance sombre et étrange au cœur de Paris.

     

     

     

    Capture d’écran 2014-01-14 à 18.34.18.pngTokyo année zéro de David Peace

    Editions Rivages/noir 2010

    Après sa tétralogie se déroulant dans sa région natale du Yorkshire, David Peace quitte l’Angleterre pour le Japon. Premier roman d’une trilogie annoncée, Tokyo année zéro confine au chef-d’œuvre avec la chronique de ce fait divers sordide se déroulant au lendemain de la capitulation d’un pays dévasté par la guerre. La folie et le génie au détour de chaque phrase.

     

     

     

     

    Capture d’écran 2014-01-14 à 18.35.27.pngRoseanna de Per Wahlöö et Maj Sojwall

    Editions Rivages/noir 2008

    Bien avant la déferlante de polars nordiques voici le premier opus du Roman d’un Crime. Une splendide déconstruction du modèle social de la Suède par l’entremise de l’inspecteur Martin Beck et de son équipe. Pour mieux vous en parler, voici une chronique du Vent Sombre qui résume parfaitement l’esprit de cette solide série de chefs-d’œuvre.

     

     

     

     

    Capture d’écran 2014-01-14 à 18.36.55.pngNon ce  pays n’est pas pour le vieil homme de Cormac MacCarthy

    Editions de l'Olivier 2006

    Une belle écriture aussi sèche que le désert qui sert de décor à cette histoire âpre et violente ponctuée des très belles réflexions de ce shérif qui ne comprend plus le monde qui l’entoure. Souvent imité jamais égalé.

     

     

     

     

     

    Capture d’écran 2014-01-14 à 18.38.28.pngLe nom de la rose d’Umberto Eco

    Editions Grasset 1990

    Après la lecture de ce roman vous laisserez tomber la kyrielle de polars soi-disant historiques. Aucun ne lui arrive à la cheville et ce n’est pas les romans de Dan Brown, fort distrayant au demeurant qui changeront la donne. Sur le fond d'un Moyen Age troublé, vous allez découvrir l’enquête épique du moine franciscain Guillaume de Baskerville.

     

     

     

     

    Capture d’écran 2014-01-14 à 18.40.16.pngLa dame du lac de Raymond Chandler

    Editions Roman Noir 1972

    Comme pour Ellroy, beaucoup me diront que ce n’est pas le meilleur roman de Chandler. Je l’apprécie énormément pour son atmosphère qui se déroule en dehors de la cité des anges. C’est avec cet ouvrage que j’ai découvert « l’école » Black Mask.

     

     

     

     

     

    Capture d’écran 2014-01-14 à 18.41.52.pngPike de Benjamin Whitmer

    Editions Gallmeister 2012

    Roman récent (2012) au style percutant. C’est un coup de cœur. Un plaisir de suivre ce malfrat vieillissant qui ne cherche même pas la rédemption dans cette ville déclinante des USA. Un récit brut, sans fioriture.

     

     

     

     

    Capture d’écran 2014-01-14 à 18.43.15.pngGriffu de Tardi & Manchette

    Editions Le Square 1978

    J’avais lu cette bd l’année de sa parution, en 1978, dans une revue dont j’ai oublié le nom. La rencontre d’un grand romancier du néo polar et d’une star de la BD pour une collaboration unique qui a donné cette histoire novatrice pour l’époque. Le trait sombre de Tardi au service de la noirceur de l’univers de Manchette : La fusion de deux talents.

     

     

     

    Parc Gorki de Martin Cruz SmithCapture d’écran 2014-01-14 à 18.45.18.png

    Editions Robert Laffont 1981

    Lorsque ce roman est paru en 1981, le mur était bien présent et je ne connaissais rien de l’URSS hormis ce qui m'en était conté dans les romans de Soljénitsyne. Au niveau du polar c’était le néant absolu jusqu’à l’apparition d’Arkady Renko, inspecteur de la milice soviétique. Outre le contexte, l’originalité de ce roman réside dans le mobile qui pousse le meurtrier à assassiner trois personnes dans un parc public.

     

     

     

    Une liste effectuée en dix minutes qui ne saurait être exhaustive. Je vous laisse le plaisir de vous livrer à cet exercice qui vous entrainera dans la résurgence de vos souvenirs que vous pourrez déposer, si le coeur vous en dit, dans vos commentaires.

     

    Meilleurs voeux pour l'année 2014 !

     

    A lire en écoutant : La mémoire et la mer de Léo Ferré. Album : Amour et Anarchie. Barclay-Universal 1970.